Exposition Vu ! Saint-Junien en images

Tout au long de l’été, les murs de la ville s’habillent des photographies du Saint-Junien capturé par Anthony Cedelle.

Connaissez-vous bien Saint-Junien ? Ses trésors, son histoire, ses équipements ?
A cette interrogation, Anthony Cedelle vous lance un défi, celui de parcourir la ville en traquant, clichés photos grand format à l’appui, les moindres détails qui traduisent, chacun à leur manière, un aspect du patrimoine de Saint-Junien.

Une occasion de mêler promenade, exposition photo et histoire.
Saint-Junien hors-les-murs, la plus grande salle d’exposition de votre été.

Belle promenade à tous !

Anthony Cedelle

Photographe passionné

Sac sur le dos, appareil photo en main, jouant des prises de vues et des objectifs, Anthony Cedelle est un photographe qui capture le moment présent.

Au milieu de ses séries « photomaton », « mystic », « forest », « escapades », « urban » ou « graphic », qu’il enrichit au gré de ses découvertes et rencontres depuis maintenant 6 ans, Anthony Cedelle, s’est livré à un jeu photographique tout particulier : livrer un regard sur les trésors patrimoniaux et sur les détails cachés à côté desquels on passe chaque jour sans ne plus s’en rendre compte.

Le Saint-Junien « VU ! » par Anthony Cedelle s’admire en plan serré comme en perspective.

anthonycedelle.com

Le Gâteau Aréna

Salle des fêtes – Rue Marcel Paul

Créé en 1908, ce gâteau au goût d’amande qui porte le nom de son inventeur. Il est le témoin d’un patrimoine culinaire transmis grâce à la famille Aréna, toute consacrée à la pâtisserie depuis plus d’un siècle.
De Paulin à Jean-Michel sans oublier Paul, Pierre et André, c’est toute une lignée d’artisans qui a contribué à l’histoire du goût et des saveurs locales.
A l’origine du gâteau commercialisé sous le nom « Aréna », il y a la Neva, dont le nom rappelle le célèbre fleuve qui baigne Saint-Pétersbourg.

Cette pâtisserie se distinguait par la blancheur et la finesse de sa pâte faite d’amandes montées de blancs d’œufs, de sucre, de farine et de beurre (qui « n’était pas épargné. »). C’est sous cette appellation première que fut récompensé le gâteau lors de la XVe exposition nationale du travail en 1908 à Paris. A cette occasion, Paul Aréna se voit décerner un diplôme et une médaille d’argent pour la « bonne qualité de la pâtisserie fine ».

La recette s’est transmise de la famille Aréna à Maurice Duperry –apprenti chez les Aréna– et est actuellement gardée et mise à l’honneur par la pâtisserie-chocolaterie Faure qui occupe aujourd’hui l’ancienne boutique Aréna.

Cuir de dragon - La cape de saint Junien

Rue de la Maîtrise

2018, Laëtitia FORTIN, Designer artisan d’art cuir

Cape courte, constituée d’écailles en cuir et d’écailles en porcelaine gainées de cuir. Réalisé au CRAFT Limoges, en co-production avec la Communauté de communes Porte océane du Limousin, avec la mise à disposition gracieuse du cuir par l’entreprise Decourt Fils à Javerlhac (24);

« Pour concevoir cette pièce je me suis imprégnée du patrimoine de Saint-Junien. La cité gantière a toujours travaillé le cuir. Cette matière fait partie d’une forte identité dont une autre partie s’éveille tous les sept ans à l’occasion des Ostensions limousines. Cette tradition rassemble la population autour d’une procession rendant hommage aux saints fondateurs de la ville. Inspirée par ces deux facettes du patrimoine de la ville il me plait d’imaginer une suite à l’histoire de Junien :« Il est connu que Junien, vers l’an 500, réalisa plusieurs miracles sur le territoire. Il délivra les poitevins du feu intérieur qui les brulait. Il chassa plusieurs démons et il débarrassa la région d’un dragon qui dévorait les bêtes et les humains. Il est moins connu qu’après avoir tué le dragon, Junien, fier de sa victoire, utilisa la peau de ce dragon pour s’en faire une cape… »
La pièce est pensée comme une relique des temps passés, récemment retrouvée. Elle permet d’évoquer une légende riche en imaginaire à travers une pièce contemporaine, entre la pièce de décoration et le vêtement de mode. La pèlerine est constituée d’écailles, réalisées en cuir et en porcelaine gainée de cuir. Ces éléments sont assemblés comme les pièces d’une armure. La porcelaine, dans l’imaginaire collectif si fragile devient cuirasse, seconde peau protectrice contre les agressions. Le cuir quant à lui est à la fois structure et matière d’apparat.
La forme et la coupe courte évoquent autant les capelets typiques des costumes religieux que les peaux et fourrures portées sur les épaules par les guerriers d’antan tels des trophées. »

Chapelle Notre Dame du Pont

Salle des fêtes – Rue Vermorel (Plafond) / Rue de la Maîtrise (Fresques)

Edifiée à partir d’un petit oratoire du XIIIe siècle, la chapelle est construite à la tête du pont sur la Vienne, lieu de passage important pour les hommes et les marchandises. De style gothique flamboyant, agrandie grâce aux libéralités de Louis XI, la Chapelle a été restaurée à la fin du XIXe siècle.

Louis XI visite deux fois la chapelle, une première fois le 2 juillet 1463 en revenant de Bayonne, la seconde fois en venant de Poitiers au mois de mars 1464. En 1470, il fait don de 1200 livres pour contribuer à l’agrandissement de la chapelle afin d’accueillir les nombreux pèlerins.
Au fil du temps, on pense détruire la chapelle, mais elle sert de fabrique de salpêtre en 1762.

En 1796, désaffectée, la chapelle sert d’école primaire aux élèves du canton de Saint-Martin.
Les habitants du faubourg de la voie du pont adressent aux Consuls une pétition afin de rouvrir la chapelle au culte.
Au milieu du XIXe siècle, la chapelle autrefois célèbre est abandonnée et tombe en ruines. L’installation de l’association du Rosaire à Notre-Dame du Pont, désireuse d’y attirer de nouveaux fidèles, va faire revivre l’antique dévotion et participer activement à la restauration de la chapelle. Les travaux commencent en 1870 : les deux pignons sont reconstruits, une rosace remplace l’étroite fenêtre de la façade, on aménage une balustrade pour ceinturer le bâtiment.

D’un point de vue architectural, L’intérieur de l’édifice présente une belle harmonie : les colonnes et les demi-colonnes de la nef du XVe siècle sont finement sculptées. Leurs chapiteaux sont sculptés de motifs végétaux. De chaque côté de la clef de voûte de la travée centrale, deux anges présentent l’écusson royal aux fleurs de lys, qui orne aussi celle de la première travée.

En 2012-2013, sa façade principale a fait l’objet de travaux de restauration.

Cheminée du Goth

Centre administratif – Place Roche

En 1875, une voie de chemin de fer exploitée par la Compagnie des Charentes est inaugurée à Saint-Junien. A cette époque, la ville de Saint-Junien avait une importance telle que le passage par cette cité semblait incontournable. On comptait, aux environs de 1860, 11 fabriques de papier de paille fonctionnant jour et nuit, 3 fabriques de porcelaine, 3 fabriques de poteries, 4 filatures, 3 minoteries, de nombreux moulins, 16 fabriques de gants, 13 mégisseries, 5 tanneries, 8 teintureries, 4 fabriques de chapeaux de laine, 1 brasserie, 16 bouchers… Parmi les usines, celle du Goth, dont on aperçoit la cheminée depuis le chemin de fer. L’usine du Goth fut à la fin du 19e siècle l’une des toutes premières mégisseries industrielles de France témoignant de la prospérité des activités du cuir à Saint-Junien à cette époque.

Répondant aux besoins croissant en peaux d’une activité de ganterie florissante, la mégisserie repense ses procédés. C’est Lucien Dumas et François Raymond qui porteront ce renouveau en constituant la société L. DUMAS & RAYMOND, dite du Goth.
François Raymond, gantier de métier, va chercher à améliorer toute sa vie la mégisserie. Il hérite d’une parcelle de pré en bord de Vienne à 1km en amont du pont notre dame, au lieu-dit le Goth. Ce lieu sera celui qui verra naître l’usine du Goth. Aucune des opérations de mégisserie ne s’effectuera plus dans la rivière, ni même sur la rive. Les différents lavages t trempages se feront à l’intérieur de l’usine, dans des fosses et des cuves alimentées en eau par des captages de sources et des pompages dans la rivière. L’usine se libère alors des risques liés au gel ou à la sécheresse. La société L. DUMAS & RAYMOND obtiendra la médaille d’argent à l’exposition universelle de paris en 1878.

Chapelle du cimetière

Salle des fêtes – Rue Vermorel

Une des premières mentions de la chapelle nous est donnée par l’abbé Nadaud. Il indique « Chapelle du charnier » (ou cyboire, ciborium) au cimetière, rebâtie en 1281 par Gérald Godard en l’honneur de Sainte-Madeleine ». En 1640, les pénitents bleus de l’ordre de Saint-Jérôme, présents depuis 1611 à Saint-Junien, font agrandir la chapelle.
Le 30 novembre 1994, la chapelle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Le culte à Saint Guignefort

La crypte sous la chapelle est appelée « caveau de Saint-Guignefort ». Dès le XIIIe siècle, ce culte curieux paraît suspect car Guignefort n’aurait été qu’un chien ! Légende, superstition ou survivance de cultes païens, le clergé tente d’y mettre un terme en murant cette crypte au XVIIIe siècle. Mais au XIXe siècle encore, les paysans venaient murmurer près du caveau fermé cette prière un peu macabre : Bon sain Guignefort, baillo li lo vito ou lo mor ! O bon Saint-Guignefort, donnez-leur la vie ou la mort !

Les pénitents bleus

Le début du XVIIe siècle connaît l’arrivée de nombreuses congrégations religieuses à Saint-Junien. Parmi celles-ci, les pénitents bleus de l’ordre de Saint-Jérôme, qui s’installent à la chapelle du cimetière. Vêtus d’un sac bleu de ‘‘toile d’Allemagne’’, ils portaient sur l’épaule gauche une petite représentation de saint Jérôme, et à la taille, un chapelet blanc tenu par une cordelette bleue. Les pénitents bleus, comme les pénitents pourpres et noirs accompagnaient les condamnés à mort, aidaient leur famille par des quêtes.

Coiffe limousine

Salle des fêtes – Place Deffuas

Le poète occitaniste Jean Rebier (1879-1966) a consacré un long article au barbichet, cette « coiffe moderne qui se pose sur la tête des belles limousines comme un papillon sur une rose », dans le numéro de mai 1929 de la revue « La vie Limousine et la Brise », repris dans une petite brochure publiée la même année. Il affirme, avec une quasi-certitude que « le barbichet, de sa naissance à sa disparition, fut toujours appelé « la coiffe » par celles qui le portaient. Ce fut seulement vers 1900, quand la littérature s’en mêla, que le vocable « barbichet » fut employé.

A Saint-Junien, cette coiffe dont la mise en forme exige un délicat amidonnage, n’est pas sans nous rappeler le folklore et Jean Teilliet.

Jean Teilliet prend une place considérable dans le patrimoine de la ville. A la fois peintre, musicien, ethnologue, il a initié de jeunes artistes, créé des groupes folkloriques, ouvert un musée. Initiateur des « Rochers de Corot », il a défendu haut les couleurs du Limousin à Paris et partout en France.

Jean Teilliet réalise en 1913 un triptyque, Au pays Limousin, pour orner les salons de la préfecture de Limoges, en accord avec les vers de Jean Rebier.

École de musique

Cour intérieur de la mairie – Rue du Pois du Roi

La Municipalité de Saint-Junien, suivant les propositions du directeur de l’Harmonie Jean Jeudi, décide de créer une école de musique en 1971.
Pendant une année complète, pour provoquer une émulation favorable, Jean Jeudi passe régulièrement dans toutes les classes de la ville. Le résultat sera positif : de nombreux enseignants découvrent une autre façon d’aborder la musique, et surtout, dès l’ouverture de l’école, 60 inscriptions sont enregistrées.

La philosophie de l’école, compte-tenu de l’existence, à 30 kilomètres, d’un Conservatoire national de région, s’affirme en ces termes : “ Donner au plus grand nombre la possibilité de s’initier et goûter aux joies de la pratique musicale de groupe en permettant aux plus motivés d’aborder, dans les meilleures conditions, les études supérieures. ”

Aujourd’hui intercommunale, l’école de musique Jean-Ferrat dispose de locaux remarquables. L’architecte Nicolas Balmy a créé un bâtiment qui s’inspire de l’histoire industrielle de la ville et évoque une fabrique. Par ses volumes de toitures, le rythme de ses façades et les matériaux employés comme le bardage en terre cuite des façades lié au métal des toits et l’acier des menuiseries il est une prouesse architecturale. Preuve en est le Prix « aménagement et équipement public » du CAUE reçu en 2015 par la Communauté de communes pour cette réalisation.

Savoir-faire gantier

Centre administratif – Place Roche

Depuis le XIe siècle, on fabrique des gants à Saint-Junien !

C’est dans la qualité des eaux de la Vienne et de la Glane, exemptes de calcaire et dans sa situation au cœur d’un important bassin d’élevage que la ville a trouvé les sources de sa vocation industrielle : le travail du cuir.
La tradition fait remonter au XIe ou XIIe siècle la naissance de l’activité gantière à Saint-Junien et dès la fin du XVIIe la ganterie est la principale activité de la ville. Jusqu’au milieu du XXe siècle, mises à part quelques courtes périodes de récession, mégisseries et ganteries ne vont cesser d’accroître leur production.
Cette activité florissante fera de Saint-Junien, la capitale du gant de luxe qu’elle reste aujourd’hui.

Les gantiers coupeurs sont souvent à l’honneur quand on évoque le savoir-faire gantier, pour autant, il ne faut pas oublier le geste minutieux et artistique de couture, d’ornement et de finition qui fait du gant cet accessoire distingué voire luxueux.

Un savoir-faire à la main que la machine ne remplace pas.

Kiosque à musique

Salle des fêtes – Rue Vermorel

En 1882, la commune s’engage dans l’aménagement d’une nouvelle place publique : la place Lacôte. Celle-ci tient son origine dans le leg de Catherine Beynaud veuve de Léonard Lacôte (menuisier entrepreneur, conseiller municipal, commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers de 1848 à 1871, constructeur et exploitant de théâtre de 1847 à 1866). En effet cette dernière, dans son testament, souhaite que revienne le jardin appelé des Jacobins à la commune de Saint-Junien.

En mai 1887, les habitants du quartier de la place Lacôte sollicitent l’autorisation du maire afin d’ériger à leurs frais un kiosque à musique sur le terre-plein de la place où se produisait déjà l’Avenir Musical. En 1892, sur les conseils des sociétés musicales de la ville aux effectifs grandissants, la municipalité décide d’acquérir un kiosque à musique de plus grande dimension que celui d’abord envisagé par les habitants. L’installation d’un kiosque s’avérait d’autant plus indispensable que le 7 août 1892 les deux sociétés vont organiser un concours national d’Orphéons, de musique d’Harmonie et de Fanfares, en présence du grand compositeur Jules Massenet. A cette occasion, tous les lieux disponibles sont utilisés et un kiosque provisoire fut installé sur la place du Champ de foire. Face à l’ampleur de cette manifestation, deux trains supplémentaires entre Limoges et Saint-Junien vont être prévus.

Une souscription publique est lancée et le kiosque prend sa place en 1893. Dès son installation, un éclairage s’avère nécessaire, il en sera équipé dès l’année suivante. Dès lors, le kiosque à musique de la place Lacôte connaîtra de nombreux concerts, les dimanches après-midi mais aussi à l’occasion de tous les grands événements de la cité gantière.

Maison des consuls

Salle des fêtes – Rue Marcel Paul

Maison du XIII-XVe siècle ayant abritée l’un des consuls de la ville.

En Limousin, ainsi que dans presque tout le midi de la France, où les traces des institutions romaines s’étaient plus particulièrement conservées, la magistrature locale la plus élevée, celle d’où procédaient toutes les autres se nommait le consulat.

A Saint-Junien, on dénombrait 6 consuls. La mission de nommer leur successeur était confiée aux consuls sortants. Après leur nomination, les consuls étaient investis de leurs fonctions pour un an seulement, au nom du seigneur à qui ils prêtaient le serment de fidélité et d’hommage. Dépendants du seigneur évêque, ils exerçaient un droit de justice, de police et de finances : ils lèvent les impôts, convoquent et licencient les forces armées. Ils s’occupent de la voirie et des remparts. Parmi les consuls l’un deux était le gardien du sceau pour la communauté, un autre le gardien des clefs.

Tous les sept ans à l’occasion de la reconstitution historique du défilé de clôture des ostensions, il est possible d’apercevoir les consuls parés de rouge et de vert.

Cet édifice, témoignage de l’édification administrative de notre cité tout autant que de son architecture (fenêtre à meneaux et modillons encore visibles) a accueilli au fil du temps des commerces (grand bazar, nouvelles galeries, chausseurs) et est aujourd’hui une propriété privée.

Marché couvert

Square Curie (Toiture) / Salle des fêtes – Rue Marcel Paul (Structure)

L’idée de construire un ensemble alliant la Halle aux Grains (lieu réservé à la vente de céréales) à un marché couvert est née en 1877 et on décide de le construire entre l’église et la place des Carreaux d’un côté, et le théâtre et la place de l’église de l’autre. Les travaux commencèrent en 1880, et ce malgré de nombreux habitants mécontents (endroit trop petit, trop proche d’une église…). On décida en 1897 d’agrandir l’ensemble en y ajoutant une salle des fêtes à l’étage. La construction s’acheva définitivement en 1902.

Pour ce projet, la municipalité dut acheter 12 maisons et immeubles environnants, afin que la salle puisse disposer de suffisamment de place pour les évènements qu’on y prévoyait (marchés, réunions, concerts, représentations théâtrales…). Ces travaux demandèrent un financement de 55 000 francs et furent soutenus par le gouvernement, puisque le ministre de l’Intérieur écrivit au préfet de la Haute-Vienne en 1897 pour lui dire que cette construction est d’utilité publique. Le bâtiment a été construit à partir du granit des carrières du Repaire. Quand elles furent épuisées en 1899, on s’approvisionna aux carrières de Faneix et de Compeix. On peut voir sur la façade une plaque commémorative en cuivre, déposée dans une pierre d’angle, et qui retranscrit notamment les dates de la construction ainsi que les principaux acteurs du projet.

A la même période, on constate la construction d’autres halles aux grains, notamment dans la ville de Blois et de Toulouse, en 1864.

Réhabilitées récemment, les halles offrent un bel exemple de charpente métallique.

Médiathèque

Médiathèque – Rue Jean Teillet

Fondée dès 1865, la bibliothèque municipale de Saint-Junien a été abritée successivement dans des différents locaux. Au milieu des années 50, elle quitte la Bourse du travail pour s’installer dans la chapelle du couvent du Verbe-Incarné (actuelle salle Laurentine-Teillet). Faute d’espace pour loger les collections qui avaient considérablement augmenté la bibliothèque est déplacée dans les années 80 rue d’Arsonval. En 1987, l’architecte Philippe Campagne est chargé d’établir, dans le cadre de la sauvegarde de l’ancien couvent du « Verbe Incarné », ex-caserne des sapeurs-pompiers, une étude des lieux et une proposition d’aménagements sociaux culturels, logements bibliothèque prenant en compte les différents éléments tant intérieurs qu’extérieurs. Le 16 décembre 1989, la Bibliothèque municipale rouvre dans ses nouveaux bâtiments. De nouveaux bâtiments qui ont une histoire.

A l’instar de la salle Laurentine-Teilliet qui tient sa dénomination d’une bienfaitrice de la ville. Cette salle est à l’emplacement de l’ancienne chapelle du couvent du verbe incarné (ordre monastique féminin). On peut encore voir la rosace en façade, la croix latine sur le toit et le déambulatoire.
Dans la partie du déambulatoire, on aperçoit un dallage en gazette dans lequel est inscrit verbe incarné. Un pavage qui nous relie avec l’histoire des fabriques de porcelaine. La gazette étant les débris des moules de cuisson des ouvrages céramiques.

L’histoire ne s’arrêtera pas là. Le couvent fut supprimé par décret le 10 juillet 1904 et transformé tout d’abord en école primaire jusqu’en 1929, en musée municipal puis en caserne de pompiers. La Bourse du travail, aujourd’hui cinéma fut construit dans les jardins de l’ancien Couvent du verbe incarné, acquis par la commune lors de la séparation de l’Église et de l’État en 1905. Le musée municipal y est installé en 1931, sous l’impulsion de Jean Teilliet* (1870-1931). Le musée comportait des salles de peintures et de sculptures d’artistes dont certains furent prix de Rome ou primés dans les grands salons parisiens. Des œuvres d’Henri Coutheillas (auteur du médaillon Corot, inauguré en 1904, emblème du site Corot et du Chêne et le Roseau), Alfred Boucher, Eugène Alluaud, Charles Bichet ou encore Suzanne Léger et Louis Codet s’agrégèrent pour former la collection du musée.

Montrozier

Ancienne bascule – Bas du champ de foire

L’habitat collectif à Saint-Junien, c’est une source intarissable de souvenirs partagés.

Il y a Rochebrune, Bellevue ou encore Fayolas dont l’histoire des quartiers a façonné Saint-Junien. Il y a également Montrozier.

Construite dans les années 60, la cité Montrozier, la plus ancienne de Saint-Junien après Rochebrune, a fait l’objet de plusieurs réhabilitations dans les années 80, notamment pour des améliorations thermiques. Toutefois, les besoins et les envies des locataires ont évolué en 50 ans et une complète restructuration des lieux s’est faite entre 2007 et 2013. On y trouve désormais un espace convivial laissant la part belle à la verdure, favorisant la circulation piétonne grâce à de nombreux passages et offrant une vraie harmonie paysagère. L’aspect général de ce projet est celui de la « cité jardin » dans lequel sont intégrés les enjeux d’aujourd’hui. Des logements de qualité qui s’inscrivent en outre dans une démarche environnementale.

L’historique du parc locatif qui compte plus de 1000 logements dans la ville gantière n’est pas sans rappeler l’engagement de Saint-Junien en faveur du logement à loyer modéré qui a vu récemment la construction de pavillons rue Defaye, la construction de la nouvelle gendarmerie, l’aménagement de la cité Lasvergnas II, la restructuration de l’ancienne gendarmerie, la construction des locaux mixtes habitations / centre des Finances Publiques, des pavillons rue Rouget de l’Isle.

Saint-Junien est une ville qui continue un aménagement urbanistique constant, à même d’accueillir ses nouveaux habitants.

Moulin Brice

Office de tourisme – Champ de foire

Au début du 19e siècle, onze moulins fonctionnent sur la Glane. Son cours en fait un méandre de choix pour les activités hydrauliques.

Parmi ceux-ci, le moulin Brice, un moulin à Blé dont le bâtiment liera en 1905 son histoire à celle des feutres Depland avant de devenir un lieu culturel qui rend hommage au génie du lieu qui inspira Corot en son temps et qui inspire désormais le collectif Champ libre.

Encore préservée, cette portion de Glane a su conserver un aspect pittoresque. Cela explique pourquoi les promeneurs d’aujourd’hui n’ont rien à envier aux dames à ombrelles et aux ouvriers en habits du dimanche du début du 19e.

Quant aux feutres Depland – Gascogne Papier, ils sont encore en activité et laissent entendre à qui veut bien tendre l’oreille un ronronnement de machines perceptible près du moulin Brice. Dotés d’un savoir-faire exceptionnel les feutres Depland – Gascogne Papier confectionnent des produits spécifiques sur-mesure, laine et synthétique, indispensables notamment à l’industrie papetière.

Le moulin Brice est à la jonction parfaite de notre patrimoine naturel, artisanal, industriel et culturel.

Onda

Salle des fêtes – Place Deffuas

Œuvre lauréate de l’Échappée des Arts 2018

La porcelaine et la céramique ne sont pas réservées qu’aux arts de la table. Elles s’illustrent également dans le champ du design et du mobilier urbain. Preuve en est avec la banquette de Marc Aurel.

Une création aux lignes fines et élancées, utilisant des matériaux nobles qui inventent une nouvelle forme de luxe dans l’espace extérieur.

L’échappée des arts est un parcours-découverte reliant des œuvres installées dans la ville, en plein air. Ces installations sont clairement un soutien à la diversité des formes d’arts plastiques et des modes d’expressions artistiques actuels. L’échappée des arts favorise un accès libre aux arts sur le territoire permettant à chacun de se réapproprier l’espace public.

Cette démarche d’acquisition, renforce la présence de la création dans notre espace commun, en dehors des seules institutions spécialisées. Saint-Junien entend ainsi contribuer à l’enrichissement du patrimoine local et du cadre de vie.

Parc Bellevue, Les ouailles rouges

Salle des fêtes – Place Deffuas

Œuvre lauréate de l’Échappée des Arts 2017

Par une mise en rimes, André Duprat, admiré dans le monde des Lettres et bien au-delà pour ses aphorismes, livre son portrait de Saint-Junien. Nourri de l’ensemble des idées, sentiments ou souvenirs que cet enfant du pays a gardé de notre ville d’hier à aujourd’hui, l’installation en pages métalliques révèle par le lettrage découpé, les mots choisis par l’artiste pour dire, dans un poème-panorama, la quintessence d’un lieu. Une poésie qui s’habille des feuillages et des saisons, à lire ou à déclamer en marchant au parc Bellevue de Glane.

Stade

Ancienne bascule – Bas du champ de foire

Les activités sportives font partie de l’histoire et de la vie de Saint-Junien. Une cinquantaine d’associations sportives proposent un large choix d’activités physiques et de loisirs aux habitants.

Bénéficiant des infrastructures sportives de la commune, les clubs organisent de nombreuses manifestations dont certaines sont réputées au-delà des frontières du territoire. C’est ainsi que les clubs sportifs peuvent s’enorgueillir des performances de leurs licenciés, dont certains évoluent au niveau national voire international.

A Saint-Junien, les équipements sportifs c’est :

  • Le Parc municipal des sports, stade du chalet avec un terrain stabilisé et un terrain synthétique nouvelle génération pour le rugby et le foot ; le pôle tennis avec ses deux terrains couverts en résine ; la piste d’athlétisme 8 couloirs avec ses aires de sauts, de lancers, sa tribune de 500 spectateurs ; le terrain d’honneur de football engazonné ; le terrain d’honneur de rugby, les tribunes de 1200 places.
  • Le Palais des sports
  • Le Gymnase des Charmilles
  • Le Gymnase Pierre Dupuy
  • Le Centre aqua-récréatif l’Aiga bluia
  • L’Aérodrome Maryse Bastié
  • Le Circuit auto-cross
  • La Piste de bi-cross
  • Le Parc fitness
  • Le Stand et la salle de tir
  • Le City park

De quoi faire naître des vocations de champions.

Tombeau de saint Junien

Grange Janvier – Rue Etienne Maleu (Côté Ciné-Bourse)

Le tombeau de saint Junien, ciselé dans le calcaire de la Rochefoucauld, est un monument sépulcral chef d’œuvre de la sculpture romane limousine qui renferme les reliques non seulement de saint Junien mais aussi de saint Amand et saint Théodore. On ne les montre qu’en certaines occasions solennelles : Les Ostensions septennales.

S’il est une manifestation qui identifie Saint-Junien, ce sont les Ostensions. Les premières organisées à Limoges datent de 994 après J.-C. et avaient pour but, en présentant les reliques des saints à la foule, de conjurer le Mal des Ardents (maladie due à l’ingestion de céréales contaminées). Le mal a disparu mais la tradition se perpétue toujours tous les sept ans dans une dizaine de communes du Limousin, dont Saint-Junien. On prétend que les Ostensions saint-juniaudes sont les plus prestigieuses : hormis la présentation des reliques des saints fondateurs de la ville, Amand et Junien, la procession d’un cortège historique de 1500 figurants déplace des dizaines de milliers de visiteurs en centre-ville. Le parcours emprunté est somptueux, décoré de fleurs et de feuillages symbolisant la forêt de Comodoliac qui accueillit les saints au début du Moyen-Âge. Toute la ville est décorée : les habitants, croyants ou non, mettent un point d’honneur à participer à la fête.

Les Ostensions limousines ont été inscrites au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité le 5 décembre 2013. Les prochaines Ostensions auront lieu en juin 2023.

Usine Pommies
Usine Pommies
Usine Pommiès

Centre administratif (Portail) / Office de tourisme – Champ de foire (Bureaux)

Les Etablissements Pommies sont à leur fermeture en 1999, les derniers représentants de l’activité mégissière au lieu-dit « les Seilles », attestée dans cette partie de la ville à partir de 1887.

Bien avant l’activité du cuir et dès le 16e siècle, cet endroit, qui étymologiquement désigne le seau contenant de l’eau, est occupé par de nombreux moulins. Les premiers sont placés à cheval entre la berge et un ilot rocheux qui forment ainsi un canal naturel. Un barrage est élevé sur la largeur de la rivière, afin de diriger l’eau vers le canal en lui donnant de la puissance.
L’Etat des fonds de 1744 témoigne de l’existence de deux moulins, dont l’un à neuf roues et le second à trois. On y broyait du froment, du seigle, des noix. On y foulait également les draps.
En 1812 on comptait à cet endroit cinq moulins mais en 1888 l’activité meunière chute, alors le travail du cuir et la mégisserie redonnent un nouvel élan au site.

A partir de 1887, Jean Baptiste et André Desselas, jusqu’alors employés à la mégisserie Dumas et Raymond au Goth y installent leur propre unité de production. Ils agrandissent les locaux existants et modernisent rapidement les installations. La mégisserie Desselas devient alors la principale concurrente de l’usine du Goth. En 1914, l’activité connaît son apogée, fournissant du travail à 300 employés environ. Mais dès 1920 le déclin de l’entreprise s’amorce, elle fermera dans les années 50.

Source : Le Chercheur d’or, Société des Vieilles Pierres

Ganterie Poulain
Gant Poulain

Centre administratif – Place Roche

Cette enseigne, peinte sur la façade d’une maison de l’avenue Estienne d’Orves, côté jardin, illustre l’installation d’un atelier de ganterie en son sein, dirigée par Monsieur Poulain, dans le premier tiers du 20e siècle. Ce dernier, en faisant peindre cette enseigne sur la façade de sa maison côté Vienne, fait preuve d’une certaine intelligence commerciale car son activité devient visible par tous les voyageurs qui empruntent alors le train.

En 1938, son directeur, Ernest Vevaud, rachète la maison et peut-être le matériel pour y monter sa propre production, sous le nom du « Gant Suzy », diminutif de Suzanne, le prénom de son épouse. L’atelier de coupe de la ganterie, installé au rez-de-jardin est resté figé dans le temps jusqu’à il y a peu. Une partie de ce matériel a été confiée au service pôle cuir dans le cadre du projet de la Cité du Cuir.

Cette rue, auparavant nommée avenue Thiers, de par sa proximité avec les mégisseries et la gare, a connu l’installation de plusieurs ateliers gantiers.