Site Corot et vallée de la Glane

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Au fil de sa promenade sur les bords de la Glane, le promeneur découvrira la flore et la faune de la vallée. Ce milieu préservé est inscrit à l’inventaire des monuments naturels et des sites, zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique – ZNIEFF.
Ce lieu est dédié au peintre Jean-Baptiste Corot, qui aurait trouvé son inspiration dans la beauté du paysage. En période estivale, l’Office de tourisme intercommunal propose des animations et/ou visites guidées du site.

La vallée de la Glane s’étend jusqu’au Gué Giraud où pendant 70 ans un barrage a retenu la rivière. Depuis 2018, le barrage n’existe plus !
Pour en savoir plus, un web documentaire retraçant la vie de la Glane et du barrage jusqu’à son effacement et la réhabilitation des lieux a été réalisé : www.aufildelaglane.fr

La Ville de Saint-Junien participe à la mission Vallée des Peintres entre Berry et Limousin, qui valorise ce foyer de création artistique initié par les peintres impressionnistes du 19ème siècle, dans le sillage de la femme de lettres Georges Sand. www.valleedespeintres.com/

Vallée des peintres
Le site Corot

L’accès au site Corot se fait par le Bas Châtelard. Le site du Rocher Sainte-Hélène est aménagé d’un parking et d’un espace pour pique-niquer. C’est le point de départ des nombreux chemins de randonnées.

Des panneaux d’interprétation sont disposés tout au long du sentier qui longe la Glane, entre le moulin Brice et le moulin de Rochebrune. Cette promenade invite à une nouvelle découverte de l’histoire industrielle de la vallée, de sa faune et de sa flore, de sa géologie, sans oublier le peintre Jean-Baptiste Corot.

Au fil de la balade, un détour vers la reconstitution du chalet Corot qui abritait l’atelier du peintre entre 1852 et 1861, s’impose. Un peu plus loin, sur l’autre rive, un portrait en bronze de JB Corot est apposé sur un bloc de granit depuis 1904.

La vallée de la Glane

Au-delà du site Corot, la vallée de la Glane s’étend jusqu’au Châtelard et au Gué Guiraud. Son périmètre s’étend sur 114 hectares et correspond à la partie la plus encaissée de la vallée. En suivant le cours tumultueux de la rivière le promeneur aura peut-être la chance de rencontrer la faune et la flore si caractéristique de la Glane.

Ce milieu accueille une faune diversifiée dont les espèces déterminantes comptent quelques libellules comme le sympetrum noir, espèce rencontrée habituellement dans des sites ou l’altitude est plus élevée. Autre espèce patrimoniale, le cincle plongeur, oiseau qui rechercher les cours d’eau au courant mouvementé.

La flore la plus intéressante se trouve sur les berges de la Glane. On y observe l’osmonde royale, grande fougère qui pousse les pieds dans l’eau. Elle peut atteindre deux mètres de haut et vivre des décennies. On peut également y rencontrer en début de printemps l’anémone des bois, la lathrée clandestine et le tilleul à petites feuilles.

Le barrage du Gué Giraud

Le barrage du Gué Giraud, construit sur un méandre de la Glane au début des années 50, a permis de fournir à la ville de Saint-Junien une réserve d’eau potable de 77 000 m3. Malheureusement, dès les années 70, les premiers signes d’envasement apparaissent. La « Calypso », une pompe de relevage montée sur un radeau maintenu par trois filins permettra durant quelques années de pallier ce problème jusqu’à ce qu’elle sombre dans le barrage.

Quarante ans plus tard, la contamination régulière de cette masse par les cyanobactéries et la baisse de la quantité d’eau disponible du fait de l’ensablement progressif du plan d’eau, ont poussé la Ville à trouver une solution alternative pour l’alimentation en eau potable. En 2010, avec la construction de la conduite du Sytepol apportant l’eau de Limoges à Saint-Junien, le pompage de l’eau potable au Gué Giraud cesse. Le barrage est désormais inutile. Une page de l’histoire de la ville va se tourner avec la décision prise par le conseil municipal de procéder à la déconstruction du barrage. De mai 2017 à mars 2018, les travaux d’effacement du barrage sont effectués. Un film documentaire, réalisé par Dragonfly Production, retrace l’histoire du barrage, consultez-le.